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Coûts disproportionnés

Beaucoup de chiffres sont articulés au sujet des aspects financiers qui découlent de l’obligation de démonter tous les chauffe-eau et chauffages électriques EXISTANTS.

A voir : 2 exemples concrets basés sur des devis et l'étude d'un bureau d'ingénieur du canton.

L’ensemble des protagonistes s’accorde sur le fait que le coût est très significatif et nécessite des travaux conséquents. Il y a cependant divergence entre les estimations du Conseil d’Etat et celles des membres du comité référendaire. De plus, d'autres mesures permettent d'arriver au même but pour un coût nettement moins élevé !

Notre campagne vise à défendre les intérêts des citoyens uniquement. Par conséquent, nous ne commenterons pas les récentes déclarations et estimations provenant de sociétés commerciales et de lobby qui soutiennent cette loi.

Afin que le citoyen puisse avoir une idée objective du coût de cette mesure, nous publions un exemple concret d’assainissement énergétique d’une petite villa construite en 1971, chauffée avec des convecteurs électriques d'ancienne génération, et disposant d'un boiler électrique. Cet exemple propose deux alternatives :

  • A. Démontage complet du système de chauffage en place (détails ici), remplacé par un autre vecteur énergétique (ex. PAC), comme l’exige la loi si elle est acceptée. Les chiffres sont basés sur un devis récent. De plus, l'intégralité des frais liés à ces travaux n'est pas totale. La pratique montre que des frais administratifs sont à ajouter en sus (remise en état des locaux, travaux nécessaires dans le nouveau local de la PAC (pas de local de chauffage avec des radiateurs électriques, divers permis et autorisations)... De plus, ce calcul ne tient pas compte du fait que la durée de vie d'une PAC est de 12 à 18 ans ! Le calcul ne prend compte non plus les frais annuels du contrat de maintenance de l'installaiton !
  • B. Maintient du système de chauffage électrique avec remise à niveau (détails ici), installation d’un poêle à bois, remplacement des fenêtres et installation d'un chauffe-eau PAC. Cette option n’est malheureusement pas compatible avec la loi actuelle pour le chauffage. Les chiffres mentionnés sont aussi basés sur des devis récents et prudents. La durée de vie d'un poêle à bois, de fenêtres ou de nouveaux radiateurs électriques est de 25 ans. De plus, ces équipements ne demandent pas de frais d'entretiens significatifs.


Les deux alternatives aboutissent à la même réduction de consommation d’électricité. Cependant, le coût de l’alternative A, imposée par la loi, est presque 2x plus chère que l’alternative B. De plus, avec l'alternative A, le propriétaire  devra en plus changer à brève échéance ses fenêtres mal isolées ! Nous sommes d’accord pour que la loi demande aux citoyens des efforts concrets (par exemple, des objectifs chiffrés de baisse de consommation). Nous contestons cependant que l’Etat impose des mesures financièrement non optimales.

Voici aussi quelques autres éléments à prendre en considération :

  • Moyens financiers : Toutes les familles, même économiquement stables, n'ont pas forcément un budget illimité. Celles-ci devraient-elles, par exemple, choisir entre le paiement des études de leurs enfants ou le financement du changement de leur système de chauffage ?
  • Subventions : Il existe un grand risque que le montant alloué pour les subventions ne suffise plus et que celles-ci soient fortement diminuées au fil des années. Par exemple, dans le canton de Vaud, la subvention pour le remplacement des fenêtres a été réduite, passant de 70 à 40 francs par mètre carré. Si vous n'avez pas la possibilité de choisir une énergie renouvelable vous n'obtiendrez pas de subvention.
  • Diminution de la valeur de votre bien immobilier dès l’entrée en vigueur de la loi, soit en 2013. Evidemment les frais que devra investir le nouveau propriétaire seront déduits du montant de la vente.
  • Locataires, vous êtes aussi concernés : Le propriétaire ne va pas supporter seul les coûts d'investissement. Nous pensons que la hausse du loyer justifié par ces travaux dépassera nettement la réduction de la facture d’électricité.

 

Vous vous demandez à quoi pourrait ressembler l'installation d'un réseau de distribution de chaleur hydraulique ? Voici un exemple récent, dans la région fribourgeoise :

 

 

 

 

 

 

 

 

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